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391
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[i555]
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DE LA VILLE DE PARIS.
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le credit, l'autlorité et le moyen d'en povoir doresnavant plus facillement recouvrer, et leur est faitte grande injure, combien que eulx et leurs predecesseurs n'ayent jamais esté atlains et. convaincuz d'avoir faict aucunes faultes ny malversations, mais au contraire ont tousjours esté fidelles au Roy et vrays administrateurs de la Republiq de lad. Ville.
Et à ceste cause, ont tous esté d'avis que l'on doibt tendre par tous moyens à supprimer led. estat de General, et que led. S' Prevost des Marchans, avec tel nombre des Eschevins et autres jusques à une douzaine de bourgeois et marchans d'icelle Ville, yront vers le Roy et son Conseil, le supplier trés humblement voulloir tant favoriser sad. Ville de Poster de ce trouble; et pour ce faire, qu'il luy plaise supprimer en icelle, qui est cappitalle de son Royaulme led. office de General pour le contentement des habitans de lad. Ville, laquelle le feu Roy son pere et ses predecesseurs ont tousjours grandement aymée, décorée et exemptée sur toutes les autres villes, et ne l'ont jamais voullu comprandre à grand nombre de leurs Edictz et Ordonnances; et que son bon plaisir soit voulloir faire le semblable, et ne permettre que pour ung homme seul une telle Ville et communaulté de peuple soit ainsi troublée et contempnée; luy offrant rembourser ce que en a
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desboursé led. de Marillac, ou ce qui luy plaira. Et où il ne luy plairoit octroyer ceste requeste a sad. Ville plus que raisonnable, qu'i luy plaise à tout le moings commander et ordonner que led. dc Marillac se contentera de joyr dud. office selon sond. Edict, sans pretendre aucune chose esd. deniers patrimo-niaulx et de lad. fortiffication où il n'a que voir ny par raison ny par led. Edict; offrant aussi aud. S'='r Roy que ou luy ou nosseigneurs de son Conseil Privé auroient quelques mauvaises doubles ou suspicion de faultes ou mauvaises administrations, eulx en purger où il plaira aud. S«r l'ordonner; offrir aussi monstrer toutes et quantes foys qu'il luy plaira, et à telz personnages qu'il vouldra delleguer et commettre, les comptes desd, deniers palrimoniaulx et desd, fortiffications, pour oster toutes doubles el envyes procedant de gens malins, envyeulx et mal-veillans des administrateurs de lad. Ville qui n'y entendent riens, mesmes par aucuns estrangers qui se adnichent'1) et viennent habiter, gaigner, tra Ili-quer et vivre en lad. ville et faulxbourgs d'icelle, qui ne veullent riens ayder que à force pour le service et affaires du Roy ne pour lad. Ville et fortiffication d'icelle. Et feront pareilles remonstrances les Bourgeois et Marchans de leur part.
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DCCXLII. — [Remonstrances au Roy. —
Avant le 5 novembre
Suivant laquelle deliberation, mond. Sr le Prevost des Marchans a faict ses apprestz pour aller vers le Roy faire les remonstrances de la part de lad. Ville; ct a mené avec luy monsr le Procureur du Roy et de lad. Ville. Et de la part des Marchans ont esté menez : sire Nicolas Perrot, Robert Des Prez, Jehan Niceron, le commissaire Quentien'2'; et pour leur advocat monsr Robert, advocat en Parlement.
Tous lesquelz d'une part et d'autre ont faict si bonnes remonstrances au Roy et à son Privé Conseil,
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L'office de General abolye et supprimée.]
1555. (Fol. 153 r°.)
qu'ilz ont obtenu Leltres patentes de abolition et suppression dud. office de General en la Ville de Paris; lesquelles Lettres sont alachées à l'acquicl levé sur le Receveur de lad. Ville de la somme de xii m. livres tournois pour le rachapt dud. office, et deux mil escuz pour les affaires du Roy ; par quoy ne les ay sceu avoir pour les enregistrer au present Registre, mais on en trouvera autant au Greffe de lad. Ville au Registre des Edictz du Roy, et aussi eh ap-perra assez par les Lettres du Roy ct Assemblée cy après ensuivantes.
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DCCXLIIL— Lettres missives du Roy
Reçues le 5 novembre 1555. (Fol. 153 v°.)
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De par le Roy. Trés chers et bien aînez, te Vous savez l'offre que vous feistes en nostre Con-
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seil Privé de rembourser le general Marillac des douze mil livres par luy fournies pour sa provision en l'office de General des deniers commungs de la
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O Lecture douteuse.
<2- Sauf ce nom la ligne tout entière est resiée en blanc au Registre,
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